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Compagnies d’exploitation
minière
En ayant un diplôme d’études
collégiales en Technologie minérale,
le technicien peu travailler dans des industries
minières. En effet, on retrouve au Québec,
une vingtaine de mines exploitant diverses substances
minérales. Ces industries regroupent des
activités d'extraction minière, de
fabrication de produits minéraux et de première
transformation des métaux.
Diplômé en Technologie minérale,
option exploitation, le technologue
effectue de l’arpentage sous-terre ou dans
une mine à ciel ouvert. Sous la supervision
d’un ingénieur minier, il est en charge
de la ventilation souterraine et de la qualité
de l’air. La supervision du dynamitage ainsi
que le contrôle du soutènement minier
sont aussi des fonctions assurées par le
technicien. Avec l’expérience acquise,
certains de nos finissants sont maintenant contremaîtres
et même surintendants de mine. D’autres
sont appelés à devenir représentants
pour des fournisseurs d’équipement
minier.
En choisissant l’option géologie,
le technicien fait partie de l’équipe
de géologie de la mine. Pierre angulaire
d’une mine, le département de géologie
à pour mission de délimiter le gisement,
de s’occuper du bon suivi des opérations
d’extraction des substances minérales
et de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.
La cartographie de la roche ainsi que la planification
et la description des forages font partis du quotidien
du technicien. En étroite relation avec les
mineurs et les contremaîtres, le technicien
fait le suivi des opérations de minage pour
assurer qu’il n’y a pas de perte et
que c’est bien la bonne veine minéralisée
qui est minée. Il fait le suivi du minerai
de la roche jusqu’au moulin où les
substances minérales sont concentrées
pour être raffinées. C’est à
ce moment que le technicien, ayant choisi l’option
minéralurgie, entre en jeu.
Un diplôme en Technologie minérale,
option minéralurgie, est
aussi une clé d’entrée pour
le domaine minier. Oeuvrant dans le moulin adjacent
à la mine, le technicien est en charge du
contrôle des opérations transformant
la roche en concentré. Par diverses méthodes
physiques et/ou chimiques, la roche extraite de
la mine est transformée en un concentré.
Le concentré de la substance minérale
exploitée sera envoyé ensuite dans
une fonderie, par exemple, pour obtenir un produit
des plus pur qui sera ensuite transformé
en objets utiles.
Les principaux minéraux et métaux
produits au Québec sont l'or, le zinc,
le minerai de fer, l'amiante, le cuivre, le granite
ouvré et non ouvré ainsi que les
concentrés de titane. Les principales régions
minières sont l'Abitibi, le Témiscaminque,
la Côte-Nord, les Cantons de l'Est et la
Gaspésie.
Au Québec, les 54 000 personnes qui oeuvrent
dans ce secteur travaillent soit pour une compagnie
minière, une carrière ou une sablière,
soit pour l'industrie de la transformation, une
fonderie, une aluminerie, un affinerie ou une
sidérurgie.
L’extraction des minéraux métalliques
constitue la principale activité minière
du Québec.
C’est par le traitement de minerais et de
concentrés qu’on obtient les principaux
métaux exploités au Québec
: l’or, le fer,
le cuivre, le zinc
et le niobium. On exploite ou récupère
également le cadmium, le
cobalt, le magnésium,
le nickel, le palladium,
le platine, le sélénium
et le tellure.
Le terme « minéral industriel »
désigne les minéraux dont les propriétés
physiques ou chimiques sont mises à contribution
dans divers usages, produits ou procédés
industriels. Les minéraux industriels proviennent
de plus d’une cinquantaine de roches, substances
et minéraux non métalliques pour
la plupart, dont plus d’une trentaine ont
été répertoriés au
Québec.
Au Québec, on extrait ou récupère
les minéraux industriels suivants : l’amiante,
le graphite, l’ilménite
(minerai de titane) , le mica,
le sel, la silice,
le soufre, la stéatite
et la tourbe.
Le soufre, produit et commercialisé sous
forme d’acide sulfurique, provient du traitement
des gaz des fonderies, des affineries et des raffineries.
Le traitement de l’ilménite, quant
à lui, produit une scorie de titane destinée
au marché des pigments.
Les matériaux de construction constituaient
18 % de la production minérale en 2000. On
compte un peu moins de 400 établissements
répartis au Québec. Ce sont principalement
de petites et moyennes entreprises qui exploitent
les sites de ce secteur d’activité.
Comme on pourrait s’en douter, c’est
l’industrie de la construction qui utilise
majoritairement les matériaux de construction.
À cet effet, la chaux, le
ciment, la pierre,
les produits d’argile, ainsi
que le sable et le gravier
constituent les principaux matériaux de construction
exploités. Ces matériaux sont surtout
utilisés au Québec.
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